Aliments et boissons Canada présente ses recommandations au Comité des finances de la Chambre des communes dans le cadre des consultations prébudgétaires en vue du budget de 2025

Le 6 août 2024 (OTTAWA) – Comptant plus de 8 700 fabricants d’aliments et de boissons répartis partout au pays et composé principalement de petites et moyennes entreprises, notre secteur joue un rôle déterminant dans le paysage économique du Canada. Ces fabricants forment le plus important secteur manufacturier au Canada sur le plan du produit intérieur brut et des emplois et sont essentiels à notre chaîne d’approvisionnement alimentaire.
D’un océan à l’autre, les fabricants d’aliments et de boissons transforment des produits agricoles bruts, y compris le blé, le canola, le lait et le porc, en denrées essentielles comme du pain, de l’huile, du yogourt et du bacon, sans compter qu’ils représentent les principaux acheteurs de produits agricoles primaires. Cela démontre bien à quel point le secteur contribue à assurer la souveraineté alimentaire du Canada, à soutenir le secteur agricole primaire et à renforcer l’approvisionnement alimentaire des Canadiens.
Notre mémoire soumis dans le cadre des consultations prébudgétaires du Comité permanent des finances de la Chambre des communes en vue du budget de 2025 souligne la nécessité d’accroître les investissements stratégiques et de réformer les politiques pour assurer la durabilité et la compétitivité à long terme du secteur canadien de la fabrication des aliments et des boissons.
Nous comptons publier des recommandations actualisées à la suite des travaux d’élaboration de notre Plan stratégique 2025-2027.
RECOMMANDATIONS :
MAIN-D’ŒUVRE
RECOMMANDATION 1 : Que le gouvernement fédéral travaille de concert avec le secteur de la fabrication des aliments et des boissons pour mettre au point un nouveau programme de main-d’œuvre étrangère. Ce programme doit viser à relever les difficultés uniques auxquelles le secteur de la fabrication des aliments et des boissons est confronté et à remédier aux pénuries de main-d’œuvre actuelles au moyen d’une solution durable à long terme.
RECOMMANDATION 2 : Que le gouvernement fédéral offre aux fabricants d’aliments et de boissons la flexibilité essentielle requise pour composer avec des besoins en main-d’œuvre changeants en maintenant le plafond du pourcentage de travailleurs étrangers temporaires à 20 %.
RECOMMANDATION 3 : Que le gouvernement fédéral continue à améliorer le Programme des travailleurs étrangers temporaires en simplifiant le processus de demande, en améliorant la transparence pour les demandeurs par la publication d’information consolidée sur les délais de traitement, en déterminant des mesures pour remédier aux retards de traitement et en créant des voies d’accès à la résidence permanente dans des secteurs essentiels comme le secteur de la fabrication des aliments et des boissons.
RECOMMANDATION 4 : Que le gouvernement fédéral travaille avec les provinces et les territoires pour faciliter la reconnaissance des compétences et des titres des nouveaux Canadiens, y compris les demandeurs d’asile, et qu’il collabore avec le secteur pour faciliter leur intégration au marché du travail. Cette approche doit comprendre des processus accélérés et rationalisés pour la reconnaissance des titres de compétence ainsi que des mesures pour soutenir le perfectionnement.
INFRASTRUCTURES ESSENTIELLES ET CHAÎNES D’APPROVISIONNEMENT
RECOMMANDATION 5 : Que le gouvernement fédéral adopte une approche cohérente et coordonnée pour assurer la résilience de la chaîne d’approvisionnement du système alimentaire canadien, y compris :
- Assurer la mise en œuvre rapide de l’ensemble des recommandations du Groupe de travail national sur la chaîne d’approvisionnement;
- Investir dans des mesures visant à protéger le système alimentaire canadien des bouleversements externes et à assurer la résilience de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, en commençant par une évaluation critique des principaux facteurs de risque et des vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement alimentaire;
- Travailler de concert avec les provinces et les territoires pour mettre en œuvre une approche cohérente en matière de gestion des urgences qui accorderait la priorité à un système de communication pour les secteurs des infrastructures essentielles;
- Fournir au Bureau national de la chaîne d’approvisionnement les ressources et les pouvoirs nécessaires pour intervenir lors de perturbations dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada et veiller à ce qu’il dispose d’un plan pour communiquer les efforts que déploie le gouvernement fédéral pour atténuer les perturbations.
RECOMMANDATION 6 : Que le gouvernement fédéral collabore avec le secteur de la fabrication des aliments et des boissons afin de cerner des mesures qui permettraient d’atténuer les conséquences néfastes des conflits de travail sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire, y compris en prévoyant des exemptions pour les produits périssables.
RECOMMANDATION 7 : Que le gouvernement fédéral collabore avec le secteur de la fabrication des aliments et des boissons afin de cerner les lacunes dans l’infrastructure locale et soutenir la main-d’œuvre nationale et étrangère, notamment en fournissant du soutien et en établissant des partenariats avec le secteur en vue de mettre en œuvre des solutions viables. Cette approche doit comprendre des investissements consacrés aux logements abordables, aux transports en commun et aux services de garde afin d’accroître l’attrait des régions rurales pour les travailleurs.
PRODUCTIVITÉ ET COMPÉTITIVITÉ
RECOMMANDATION 8 : Que le gouvernement fédéral mette en œuvre des programmes d’innovation nationaux pour le secteur de la fabrication des aliments et des boissons qui accorderaient des subventions, des prêts à faible taux d’intérêt et des incitations fiscales aux entreprises qui investissent pour acquérir de nouvelles technologies, moderniser leur équipement et mener des activités de recherche et développement. Ce fonds doit viser à répondre aux besoins uniques de ces entreprises, à favoriser une plus grande adoption de pratiques novatrices et à préparer le secteur à relever les défis et à saisir les occasions qui se présenteront.
DURABILITÉ
RECOMMANDATION 9 : Que le gouvernement fédéral collabore avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec les administrations municipales pour coordonner l’élaboration d’un régime de réglementation harmonisé pour les emballages et le recyclage. Ces efforts doivent permettre de recenser les normes et les capacités de recyclage actuelles partout au pays et d’harmoniser les normes, les définitions ainsi que les éléments des programmes de responsabilité élargie des producteurs (REP).
RECOMMANDATION 10 : Que le gouvernement fédéral assure une collaboration entre les ministères œuvrant à l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les emballages primaires pour les aliments (Agriculture et Agroalimentaire Canada, Santé Canada, Environnement et Changement climatique Canada ainsi qu’Innovation, Sciences et Développement économique Canada) et qu’il travaille avec l’industrie pour veiller à définir des échéances et des résultats réalistes et atteignables permettant de réduire le risque de conséquences involontaires sur le système alimentaire.
RECOMMANDATION 11 : Que le gouvernement fédéral entreprenne une étude approfondie sur les matériaux d’emballage actuellement offerts sur le marché, sur les règles provinciales, territoriales et municipales visant leur recyclage ainsi que sur la capacité de l’industrie de l’emballage de répondre à la demande accrue de matériaux durables, et ce, avant la mise en œuvre de l’avis de planification de la prévention de la pollution (avis P2) pour les emballages primaires pour les aliments.
Personne-ressource :
Kristina Farrell, directrice générale
Aliments et boissons Canada – Food and Beverage Canada
kristina.farrell@fbc-abc.com

