Le budget de 2026 doit transformer les ambitions du Canada en matière de sécurité alimentaire en investissements dans la fabrication : Aliments et boissons Canada
OTTAWA, le 9 septembre 2026 — Aliments et boissons Canada – Food and Beverage Canada (ABC-FBC) exhorte le gouvernement fédéral à tirer parti du budget de 2026 pour renforcer l’attrait du Canada en tant que lieu propice à l’investissement, à la fabrication et à l’expansion dans le secteur de la fabrication d’aliments et de boissons.
Dans son mémoire présenté au ministère des Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires de 2026, ABC-FBC soutient qu’il faudra plus que des programmes isolés pour concrétiser les ambitions du Canada en matière de sécurité alimentaire et de transformation nationale. En effet, il faudra adopter une approche économique coordonnée visant à renforcer les investissements, la productivité, la compétitivité réglementaire et la main-d’œuvre afin d’accroître la capacité de fabrication au Canada.
Le secteur canadien de la fabrication d’aliments et de boissons est le plus grand secteur manufacturier et le plus important employeur manufacturier au pays. En 2025, il a contribué à hauteur d’environ 35,1 milliards de dollars au PIB, employé plus de 318 000 Canadiens et exporté des produits d’une valeur de 60,2 milliards de dollars.
« Le Canada a fait de la sécurité alimentaire et de l’augmentation de sa capacité de transformation des priorités nationales. La question est maintenant de savoir comment transformer ces ambitions en investissements concrets dans les usines, les technologies, les ressources humaines et la capacité de production canadiennes », a déclaré Kristina Farrell, directrice générale d’Aliments et boissons Canada.
Dans le cadre de sa Stratégie nationale de sécurité alimentaire, le gouvernement fédéral vise une croissance annuelle de 2,75 % du PIB du secteur de la transformation des aliments. Or, selon une étude menée pour ABC-FBC par l’Institut canadien des politiques agroalimentaires, la croissance du PIB dans ce secteur serait limitée à environ 1,8 % par année jusqu’en 2035 dans l’éventualité d’un statu quo.
Les recommandations d’ABC-FBC pour le budget de 2026 visent à combler cet écart.
ABC-FBC demande notamment au gouvernement fédéral de prendre les mesures suivantes :
- Allouer au moins 2 milliards de dollars sur cinq ans en financement fédéral ciblé au secteur de la fabrication d’aliments et de boissons, y compris pour élargir la capacité de répondre à la demande avérée au moyen du Fonds de réponse stratégique et d’un soutien à l’investissement pluriannuel et prévisible;
- Accorder une priorité au secteur de la fabrication d’aliments et de boissons dans le cadre de l’examen fédéral du fardeau administratif, en mettant l’accent sur la réduction des coûts inutiles liés à la conformité à la réglementation, sur l’accélération des délais d’approbation et sur le renforcement de la compétitivité réglementaire;
- Harmoniser le Plan des niveaux d’immigration et les priorités en matière d’immigration économique avec les besoins des fabricants d’aliments et de boissons pour embaucher des travailleurs à l’année et dans des postes permanents;
- Réduire les coûts structurels liés à l’énergie, au carburant, à l’expédition des marchandises et au transport qui alourdissent le fardeau financier et nuisent à la compétitivité du secteur de la fabrication d’aliments et de boissons au Canada;
- Protéger les aliments et boissons essentiels ainsi que les ingrédients et les intrants de fabrication contre les droits de douane de rétorsion, qui entraîneraient une hausse des coûts de production au pays;
- Mettre sur pied un groupe de travail fédéral-provincial-territorial chargé d’harmoniser les politiques de responsabilité élargie des producteurs applicables aux emballages et au papier, notamment les définitions, les exigences en matière d’établissement de rapports et les méthodes de calcul des redevances, tout en remédiant aux lacunes des marchés de matières recyclées;
- Éliminer l’indexation automatique des droits d’accise sur l’alcool en fonction de l’inflation et veiller à ce que toute hausse de ces droits soit désormais soumise au processus budgétaire et parlementaire habituel.
Le mémoire d’ABC-FBC fait également état d’une forte demande du secteur en matière d’investissement. L’enveloppe fédérale du Fonds de réponse stratégique destinée à soutenir la transformation d’aliments et de boissons ainsi que les investissements connexes dans le secteur agroalimentaire devait initialement s’élever à 500 millions de dollars, avant d’être fixée à 350 millions de dollars dans la Stratégie nationale de sécurité alimentaire. ABC-FBC comprend que les demandes présentées dans le cadre de l’appel de propositions actuel dépassent déjà les fonds disponibles.
« Une demande aussi forte nous indique quelque chose d’important : les fabricants canadiens sont prêts à investir », a affirmé Mme Farrell. « Pour le gouvernement, c’est l’occasion de tirer parti d’investissements privés et de veiller à ce que les entreprises choisissent le Canada lorsqu’elles décident d’automatiser une ligne, d’agrandir une usine ou de mettre en place de nouvelles capacités de production. C’est aussi l’occasion d’aider les entreprises canadiennes à prendre de l’expansion, c’est-à-dire faire en sorte que les petits fabricants deviennent de moyens fabricants, que les moyens fabricants deviennent de grands employeurs et qu’un plus grand nombre d’entreprises canadiennes atteignent la taille nécessaire pour être concurrentielles à l’échelle internationale. »
ABC-FBC fait valoir que la fabrication d’aliments et de boissons devrait de plus en plus être considérée non pas comme un simple élément du système alimentaire canadien, mais bien comme une capacité industrielle stratégique.
« Le Canada excelle dans la production de produits agricoles, mais le potentiel économique s’étend bien au-delà du cadre de la ferme », a souligné Mme Farrell. « Plus nous transformons ces produits agricoles ici, plus nous retenons de la valeur au pays sous forme d’emplois, d’investissements, d’innovation, d’exportations et de marchés plus robustes pour l’agriculture canadienne. »
Cliquez ici pour consulter le mémoire qu’ABC-FBC a soumis dans le cadre des consultations prébudgétaires de 2026.

